Faire un PVT au Japon
Je m’appelle Clarisse, j’ai 25 ans et je reviens d’une année passée au Japon, dans le cadre d’un Permis Vacances Travail (PVT). Voici mon témoignage :
Mon avis sur le départ en PVT :
Je ne peux que vous conseiller d’avoir recours au PVT. Il s’agit d’un visa pratique, qui offre une grande indépendance et des possibilités immenses en termes de découverte, du monde et de soi-même.
En 2024, à la fin de mes études et avant de me lancer pleinement dans le monde du travail, je désirais découvrir de nouveaux horizons. Après quelques recherches, l’option du PVT m’est rapidement apparue. La liberté et les possibilités offertes par ce visa ont su retenir mon attention.
Parallèlement mon choix de destination s’est porté sur le Japon : j’étais enthousiaste à l’idée de découvrir la culture du pays et de voir ses paysages de mes propres yeux. A l’époque, je recherchais également à sortir de ma zone de confort ; alors, quoi de mieux que de s’envoler à 10 000 km de chez nous ?
Premières modalités
Pour partir, je me suis appuyée sur quelques ressources en ligne, à commencer par des sites internet qui portent les PVT, véritable mine d’or pour préparer ce genre de voyage. Le deuxième site essentiel et vers lequel il convient de se diriger pour obtenir les modalités officielles de demande de visa est celui de l’Ambassade du Japon en France.
Le reste des démarches s’effectue de manière physique. Pour ma part, je me suis rendue au Consulat du Japon à Marseille, duquel je dépends géographiquement. Avant cela, j’ai dû préparer un dossier de candidature, comprenant plusieurs pièces, dont une lettre de motivation et un projet de séjour. noter que le PVT au Japon est ouvert à tous les jeunes âgés de 18 à 30 ans, et désireux de découvrir le pays et sa culture.
Une semaine après le dépôt de mon dossier, je suis revenue à Marseille pour récupérer mon passeport. A l’intérieur, j’ai découvert un précieux papier, orné du Mont Fuji et de pétales de fleurs de cerisier : c’était mon visa, prêt à l’emploi !
Le départ
Si je devais décrire le PVT en un mot, ce serait sûrement flexibilité. Par exemple, à compter de la date de délivrance, vous disposez d’une année entière avant d’activer votre visa. De quoi vous laisser le temps de planifier votre voyage, dire au revoir à vos proches et finaliser quelques démarches nécessaires au grand départ (achat des billets d’avion et d’une valise, réservation de votre futur logement…).
Ainsi, après avoir obtenu mon visa à l’été 2024, je me suis envolée pour Tokyo, le 1er janvier 2025 ! Pour ne rien vous cacher, j’étais (très) stressée : soudainement, je me suis demandée si j’étais bien légitime à entreprendre ce voyage et si je n’avais pas vu trop grand en choisissant de partir. Qui plus est, dans un pays dont je ne parlais pas la langue et que je ne connaissais en réalité qu’au travers d’un écran…
L’avenir m’a prouvé tout le contraire. ce moment, je ne savais pas encore que j’allais vivre l’une des plus belles années de ma vie.
Les petites galères du départ à l’étranger
Qu’on se le dise, aller à l’autre bout du monde fait rêver, mais on ne se rend jamais bien compte de la réalité avant de pouvoir la côtoyer. Pour ma part, j’ai tenté de m’y préparer psychologiquement autant que possible, en me renseignant notamment sur les bons comportements à adopter au Japon, tout en commençant à apprendre la langue de mon côté.
Malgré tout, le choc culturel ne m’aura pas épargnée : il faut dire que le décalage horaire couplé à la solitude des premiers jours m’ont prise de court. Lors de ma première sortie dans Tokyo, j’ai pris conscience du fait que j’allais devoir me débrouiller, en autonomie, alors qu’il m’était impossible de comprendre les panneaux autour de moi, ou encore de poser des questions aux passants ou aux employés des magasins si besoin. Je ne parvenais pas à concevoir un quotidien ainsi, démunie de repères.
Je ne connaissais rien, ni personne, dans l’immensité de cette ville et de ce pays. Je me suis posée de nombreuses questions : que faire si je me perds ? Si j’ai un souci administratif ? Si je tombe malade ? Sur le moment, j’ai eu du mal à me projeter pour une année entière et j’ai d’ailleurs songé à rentrer plus d’une fois, le premier mois.
Mais j’ai vite appris que les difficultés sont normales et font partie du voyage. Elles permettent de grandir et, d’une manière ou d’une autre, on finit toujours par s’en sortir et avancer !
Une magnifique opportunité, pleine de sens et de découverte
Les problématiques des premiers instants ont rapidement laissé place à de fortes amitiés et à un quotidien exceptionnel durant les mois suivants.
J’ai profité de cette année pour voyager et m’imprégner de paysages à couper le souffle : les temples et sanctuaires perdus au milieu d’une végétation luxuriante ou logés entre deux immeubles en plein Tokyo, les plages du sud du Japon, les grandes villes qui ne dorment jamais, l’arrivée des feuilles d’automne, les visites dans les parcs fleuris au gré des saisons…
J’ai pu écouter des morceaux de flûte traditionnelle au milieu d’une forêt de bambous, me prélasser dans des sources naturelles d’eau chaude, assister à des festivals d’été et danser avec la foule, ou encore voir le lever de soleil depuis le sommet du Mont Fuji… Difficile de choisir un instant préféré parmi tant de beaux souvenirs.
Une chose est sûre : chaque moment a été sublimé par les rencontres que j’ai eu la chance de faire. Que ce soit dans la maison partagée dans laquelle je vivais, à l’école de langue où j’apprenais le japonais, ou bien lorsque je donnais des cours particuliers de français, le PVT m’a permis de nouer des liens qui me marqueront à jamais.
Mon avis sur le départ en PVT
Je ne peux que vous conseiller d’avoir recours au PVT. Il s’agit d’un visa pratique, qui offre une grande indépendance et des possibilités immenses en termes de découverte, du monde et de soi-même.
Mon expérience n’est qu’un témoignage parmi tant d’autres : vous pouvez façonner votre voyage comme vous le souhaitez, selon vos envies et votre situation. Il y en a pour tous les goûts, toutes les aspirations et tous les profils. Si vous n’avez ne serait-ce qu’une once de curiosité vis-à-vis de ce programme et que vous vous demandez “pourquoi pas moi ?”, alors songez-y. C’est une expérience hors du commun que je recommanderais à tous les jeunes.